Présentation de l’association ACAMCAB et historique de la Capoeira Angola

24L’association Ecole Cajueiro de Capoeira Angola as ses racines au Brésil, dans la ville de Rio de Janeiro, et dans les fondements de Mestre gato Preto, Berimbau de Ouro da Bahia. L’association puise son travail dans la tradition de la Capoeira Angola, tel qu’elle est pratiquée au Brésil.

Dans un de ces voyages en Europe pour réaliser des stages de capoeira angola, Mestre Marrom a fait découvrir cet art à des capoeiristes de Bordeaux. Ces capoeiristes sont tombés amoureux des fondements de cet art et ont proposé de créer une association destinée à la Capoeira Angola à Bordeaux. Mestre Dorado, élève de Mestre Marrom depuis le début des années 90, a débuté son travail de Capoeira Angola en 1994 au Brésil. Celui ci a été invité à développer et organiser l’association de Bordeaux en 2001. Mestre Dorado, acceptant cette invitation, a laissé son groupe au Brésil sous la tutelle d’un de ces élèves ainsi qu’aux élèves de Mestre Marrom.

Depuis 2002, Contra Mestre Dorado développe la Capoeira Angola à Bordeaux sur les fondements et rituels de Mestre Gato Preto, un grand Mestre de la Capoeira Angola.

En 2004, ce travail donne naissance à l‘école Cajueiro de Capoeira Angola, dans le but de préserver ses racines et ses rituels dont le Xirê da roda, qui est un rituel que Mestre Dorado a appris avec Mestre Gato Preto.

 

En 2007, les portes du Centre Culturel Cajueiro de Bordeaux se sont ouvertes, un lieu de résistance culturelle et de diffusion de la Capoeira Angola, la capoeira traditionnel du Brésil (capoeira mère).

Ié Capoeira Angola Camara !! Axé Atôto

12e Encontro Cultural de Capoeira Angola : 6, 7, 8 et 9 juin 2013 !

Historique de la Capoeira Angola

Pendant plus de 200 ans, des milliers d’esclaves ont été envoyés au Brésil, issus de diverses nations africaines, provenant en particulier d’une ancienne colonie portugaise d’Afrique « Angola ».

En Angola, il y avait un grand port regroupant différentes ethnies d’Afrique, entre autres, les Nago, les Bantu, les Gêge, les Yoruba, etc…

Ces esclaves, loin de leur terre d’origine, s’unirent pour affronter les difficultés de la vie dans les exploitations et pour reconquérir leur liberté.

A ce brassage culturel, né de l’union de différentes tribus africaines vinrent s’ajouter d’autres influences : celle de la culture portugaise ainsi que celle des indiens du Brésil, complétées par les expériences acquises sur la terre nouvelle.

C’est de ces mélanges que sont nés les courants culturels les plus forts du Brésil, réunis sous le terme aujourd’hui utilisé de culture Afro-Brésilienne, qui recouvre le Candomblé, la Samba, le Batuque, le Frevo, le Maracatu, le Reisados, l’Afoxès, le Maculêle, etc…et bien sûr, celle qui nous intéresse tant, la Capoeira.

La Capoeira est née au Brésil, de la fusion de différentes cultures africaines qui s’unirent pour l’une des luttes et l’une des causes les plus nobles : La Liberté.

Comme les autres cultures développées par des esclaves, la capoeira fut longtemps interdite par les gouvernements brésiliens, et étant liée aux malandros et les maltas, la capoeira restant interdite plus longtemps que les autres mouvements culturels.

C’est en 1934, pendant le nationalisme de Getulio Vargas que l’interdiction de la Capoeira est levée, mais au prix de profondes modifications de ses origines, notamment avec Mestre Bimba, qui crée la Lutte Régionale Baiana, s’inspirant de la Capoeira mais en y ajoutant des mouvements d’autres arts martiaux.

Cette évolution donna naissance à ce qui est connu aujourd’hui sous le nom de Capoeira Régionale.

Contre ça, à la même époque, les Capoeiristes traditionnels réunis par Mestre Pastinha, ont le désir de défendre la Capoeira originale, la Capoeira des Noirs d’Angola, la CAPOEIRA ANGOLA.

Pendant les années 50 et 60, la Capoeira n’est pas épargnée par l’évolution économique du Brésil.

Répondant à une très forte demande touristique, des « Capoeiristes », désireux de se faire de l’argent, ajoutent des mouvements de cirque et de gym pour leurs démonstrations, comme les sauts périlleux et d’autres acrobaties, afin de rendre la Capoeira plus spectaculaire.

Cette capoeira est connue aujourd’hui pour certains sous le nom de Capoeira Contemporaine.

La CAPOEIRA ANGOLA, ou la Capoeira Mère, passe pour un véritable combat culturel, social et politique, ayant pour but la préservation de ses racines, de ses rituels et de ses mouvements, inspirés de la nature.

Pour pratiquer cet art, le Capoeiriste Angoleiro, apprendra aussi à faire des mouvements parfois très spectaculaires, mais très différents de la technique de gym, il apprendra que les mouvements ont aussi un fondement, une raison et un rôle précis pour le jeu.

La Capoeira Angola est un jeu de questions/réponses passant par un langage corporel qui permet à chacun de s’exprimer dans le lieu de jeu des Capoeiristes : La Roda.

Une lutte, une danse, un jeu, une musique, un chant, des rituels et un héritage culturel… c’est tout cela à la fois que représente la CAPOEIRA ANGOLA.

Mestre Dorado

Mestre Dorado

555192_10151705083912557_1208521277_n (2)Dorado (Bernardo Tinoco), né à Rio de Janeiro le 25 avril 1974. Il a reçu ce surnom de Mestre Marrom, avec qui il commença à pratiquer la Capoeira dans les années 90.

Elève de Mestre Marrom jusqu’à 2008, il a participé intégralement à la transition vers la Capoeira Angola, avec le rencontre des grands Mestres de la Capoeira Angola, comme Mestre Gato Preto, Mestre Boca Rica, Mestre Bigodinho, Mestre Mucungê, Mestre Nô, Mestre Claudio de Feira , Mestre Angolinha, entre autres .

Dorado a commencé à travailler activement dans le monde de la Capoeira en aidant Mestre Marrom dans ses cours à l‘école Acalanto dès 1994. C’est en rencontrant Mestre Claudio de Feira en 1992 qu’il fait sa grande découverte de la Capoeira Angola et la passion pour la préservation des ses racines tout en poursuivant ses recherches pour apprendre toujours plus sur l’histoire, les fondements et les rythmes de la Capoeira Angola.

A cette époque, le travail avec la Capoeira n’offrait pas de retombées financières, mais le grand apprentissage qu’elle offrait, suffisait à le motiver à s’entraîner toujours plus. Dorado a participé à diverses représentations, dirigées par Mestre Marrom, dans des écoles et des centres culturels de Rio de Janeiro.

C’est avec son grand ami Marcelo “Negao” qu’il a commencé un travail communautaire à l‘école de Samba de Villa rica, située dans la Favela dos Tabajaras, à Copacabana.

Ce travail a porté ses fruits, des rodas furent organisées, auxquelles participèrent de grands mestres tels que Mestre Angolinha, qui encouragea son travail et l’aida à le développer.

Puis, en raison du décès de l’ami Marcelo “Negao”, les cours furent interrompus.

Dorado rend hommage dans ce site à son grand ami, Marcelo “Negao”. Ce n’est qu’en 1996, avec son ami Garça, aujourd’hui lui aussi Mestre de Capoeira, qu’il reprend son travail associatif au Morro da Babilônia, situé dans la favela do Leme, qui suscita de grands moments tels que la participation du défunt Mestre Mucungê.

Dorado commença son premier travail consacré à la Capoeira en étant rémunéré, au Centre Culturel Viva Mais, à Botafogo, où il donna des cours jusqu‘à la fermeture du centre en 2001. Ce fut un espace de conquêtes, d’apprentissage et d’amitiés.

20Entre 1996 et 1998, Dorado travailla également avec des enfants du collège Santa Rosa de Lima, tout en aidant Mestre Marrom a donner des procédés de travail dans les cours pour adultes.

A ce moment-là, l’association donnait des cours à Parque lage, quartier du jardin botanique de Rio de Janeiro.

En 1998, Dorado débute un travail à Tijuca, à l‘école Oga Mita, avec des enfants dès l‘âge de 4 ans, des adolescents et des adultes, travail au cours duquel il organisa avec ses élèves une roda sur la place Saens Peña, que fréquentèrent différents mestres de Rio de Janeiro, dont Mestre Russo.

Dorado a aussi travaillé à Santa Térèza, à Casa Monte Alegre, et au Café Culturel.

Il prépara en parallèle une formation qualifiante d’Education psychomotrice à l’institut IBMR, en s’appuyant sur des techniques acquises en Capoeira pour travailler avec des enfants à partir de 2 ans à la Casa Monte Alegre et Ecole Oga Mita.

19En 1997, il commence à travailler dans son atelier de fabrication d’instruments de Capoeira : atabaques, pandeiros, berimbaus, recoreco, agogos, et d’autres instruments de percussions. Il rencontre Mestre Gato Preto en 1998 et participe à ses cours à Rio de Janeiro et Sao Paulo. Il prit part à l’enregistrement du CD de Mestre Gato Preto et entreprend une série de recherches et d’entrevues avec le Mestre, pour écrire sa biographie. Ses recherches le mènent à Santo Amaro da Purificaçao, où il rencontra une grande figure de Maculelê de la région, dona Zilda Paim, auteur du livre “Relicario popular”.

Il se rendit à Sao Braz, dans le district où naquis Mestre Gato Preto, pour avoir plusieurs entrevues avec lui afin d’agrémenter son livre, les entrevues peuvent être écoutées sur Sound Cloud ( site internet, les liens sont à la partie de Mestre Gato Preto sur notre site).

Dorado, au cours de son apprentissage de la Capoeira, a rencontré de nombreux Mestres, devenus à présent ses amis sincères, parmi lesquels, (pour n’en citer que quelques-uns !) : Mestre Angolinha, Mestre Claudio de Feira de Santana, Mestre Pedrinho de Caxias, Mestre Camaleâo, Mestre Formiga, Mestre Zé Baiano, Mestre Dominguinhos, Mestre Baba, Mestre Boca Rica, Mestre Brandao, Mestre Perna longa, Contra Mestre Forro, sans parler de ses amis et connaissances capoeiristes de Rio de Janeiro, Salvador, Sao Paulo et d’Europe, où Dorado est venu pour développer la Capoeira Angola.

Les élèves

 Professor 25

25 (Cauley Vincent) découvrit la capoeira à Bordeaux en 1997.

A l’époque la capoeira en France en était à ses balbutiements et le nombre de capoeiristes était beaucoup plus faible. Quelque mois après ses débuts, il rencontra son premier professeur ; Luiz Carlos Baptista du groupe CEACA.

Suite au départ de celui-ci deux ans plus tard, 25 suivit tous les cours qu’il pu trouver dans divers endroits de sa ville natale. Même à cette époque son attirance allait déjà vers la forme traditionnelle de la capoeira. Mais faute à cette époque d’académie de capoeira angola installé sur place il continua à s’entraîner en ne perdant pas de vue sa préférence.

Avec son acolyte Justin, camarade des premiers jours, ils eurent l’opportunité de partager leur passion auprès d’autres personnes lorsqu’on leur proposa de donner des cours. Il acceptèrent, faute d’avoir un professeur à ce moment. Il s’agissait là de continuer à s’entraîner et transmettre en toute humilité leur petite expérience de cet art.

Suite au voyage de deux de leurs élèves au Brésil il firent la connaissance avec Mestre Marrom quelque mois plus tard en 2000. De cette rencontre est né l’association.

Il partit pour la première fois au Brésil en 2002, juste après l”arrivé de Dorado, son Mestre, en France. C’est lors de ce voyage de plusieurs mois où il suivit tous les cours de l’académie de Mestre Marrom et ceux donné par certains de ses élèves, qu’il su désormais vouloir en faire sa profession.

De retour en France, il n’eut dès lors de cesse de suivre son mestre dans tous les lieux ou il lui était possible de le suivre afin de se perfectionner et d’apprendre à enseigner. Il obtint de Dorado son surnom peu après son  retour.

En 2005, il donne des cours hebdomadaires à Villenave d’Ornon, ville proche de Bordeaux.

En 2007, il commence à donner des cours sur Agen et ce jusqu’en 2012.

En 2013, il s’installa sur le bassin d’Arcachon et commença à nouveau et continu depuis lors un travail de divulgation sur ce territoire entre Arès et Arcachon en défendant comme toujours les couleurs du groupe et le travail de son maître.